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Esprit de compétition – Se diriger vers l’Excellence : Parole d’Expert

La parabole du compétiteur !

Compétiteur, plus qu’un état d’esprit, un véritable art de vivre !

 

Le monde de l’entreprise est comme une course dans laquelle repousser les limites est la règle…

La genèse des motivations d’un compétiteur est propre à chacun. Ainsi ces motivations donnent la cohérence à nos actes pour nous conduire au résultat qu’on s’est fixé et aboutir à l’efficacité la plus optimale possible.

La construction de l’esprit

Un jeune sportif français avait trouvé dans un texte d’Hemingway, « Le vieil homme et la mer » ce qui serait pour lui un refrain toujours présent, une sorte de souffleur de théâtre, et qui serait là en cas de défaillance.

C’est ainsi que ce jeune sportif a « rencontré »… le vieux pêcheur en pleine mer se battant avec le plus grand espadon de son histoire. Tout s’acharnait contre ce vieux pêcheur, tout semblait l’abandonner, il avait presque tout perdu de son matériel, il ne lui restait quasi plus rien pour se défendre, il était seul, il était épuisé.

Pourtant une pensée jaillit du plus profond de son être : « Ce n’est pas le moment de penser à ce qui te manque, pense à ce que tu peux faire avec ce que tu as »

Le « Ce n’est pas le moment » est le point de départ essentiel. Et cette phrase faisait également écho à deux pensées de Sénèque :
– « Ce n’est pas parce que c’est difficile qu’on n’ose pas, c’est parce qu’on n’ose pas que c’est difficile »

– Et plus encore, « Ce qui compte ce n’est pas ce qui arrive à une personne mais la façon dont cette personne fait face, fait front à l’événement qui lui arrive ».

Ces trois réflexions hors du temps sont comme les fondations d’une maison bâtie sur le roc.

Etre compétiteur, cela se traduit donc à travers nos actes.

On peut les appliquer, avec le même bonheur, à toutes les activités humaines. Et de plus, elles peuvent constituer les bases de toute entreprise ayant pour vocation de se donner les moyens de réussir…

Un compétiteur, un vrai, a cette énergie pour moteur dans tout ce qu’il entreprend. Il n’a de cesse de se poser la question : Qu’est-ce que je veux vraiment ?

En sport, comme dans nos activités professionnelles, on peut choisir d’activer cette énergie dans l’espace et le temps où on évolue. On sait alors au plus profond de soi que l’honnêteté, avec le choix, implique le rejet de l’à peu près, de l’approximation et du dilettantisme.

En compétition, la règle est simple et le couperet tombe tout aussi simplement, sans état d’âme … Soit on gagne, soit on perd !

Une image dans le tennis éclaire nos propos : une balle presque bonne est nulle, une balle presque mauvaise est parfaite… Tout le reste est verbiage, certes compassionnel mais hors sujet.

Combien de gens disent vouloir une chose et ne s’en donnent jamais ou mal les moyens pour l’obtenir… Dans le monde de l’entreprise, c’est pareil ! On évoque alors la faute à pas de chance.

Pour un compétiteur la part de chance est au maximum de 5% de ses résultats… Et encore… Pour un compétiteur, pas de place pour les explications fumeuses aussi savantes que stériles…

 

  Peter Sagan, sprinteur champion du monde à vélo.

Dans une arrivée au sprint sur le Tour de France le commentateur dit « il est parti pour gagner, personne ne pourra l’arrêter.. ». Brusquement, il déchausse. Le même commentateur surpris dit : « Là, ce n’est plus pareil, il était parti pour gagner mais avec cet incident c’est sûr que tout est remis en cause… »

Pour Sagan, qu’on voit rechausser instantanément comme si rien d’anormal ne s’était produit, rien n’a changé, aucune réaction d’agacement. Il est là pour appuyer sur les pédales, suivre la trajectoire, utiliser l’instant, se servir des circonstances pour atteindre son objectif, rien d’autre, pas d’émotion, pas d’état d’âme, il a confiance dans sa force et il gagne… Commentaire du même journaliste « Alors là c’est vraiment fort… ».

Dans cet instant crucial, Sagan a montré son instinct de compétiteur.

 

Le compétiteur élimine spontanément toute attitude mentale, physique ou émotionnelle qui pourrait parasiter son action ou nuire à son efficacité.

Le meilleur choix pour atteindre son objectif est instantané et se confond avec l’action, c’est la marque des plus grands.

En 2006 lorsque Zidane met un coup de boule à l’italien Materazzi, il n’est plus le grand compétiteur froid et efficace. Il est tout bonnement redevenu un homme basique, susceptible, perméable à la provocation. Il perd tout simplement son sang-froid et règle ses comptes en homme de la rue. Le sanguin a repris le dessus, le banal l’emporte sur l’exceptionnel.

Et là, on touche du doigt le fossé qu’il y a entre un vrai compétiteur et un homme dit normal. On se rend compte aussi que ça peut être l’autre face de la même pièce de monnaie.

Cet exemple montre les deux mondes de comportement,  mais choisir et pouvoir rester du côté exceptionnel fait toute la différence et bien sûr l’immense difficulté…

Le choix de l’Excellence

Un compétiteur se manifeste aussi et surtout par cette extraordinaire capacité qu’ont les plus grands de se connaître parfaitement pour ne pas se disperser.

Se connaître, c’est pouvoir être opérationnel en toute circonstance, en tirant le meilleur de ce que l’on est, de ce l’on a pour agir. C’est transformer un obstacle humain ou matériel en opportunité unique.

C’est ainsi que l’on vise l’excellence et que l’excellence nous motive et nous pousse.

  L’exemple Federer

Il y a deux ans, plus personne ne croyait en sa capacité de retour au plus haut niveau. Lui, disait que oui. Et les soi-disant experts souriaient par respect pour son parcours légendaire, mais n’en pensaient pas moins.
Il a digéré sa blessure au genou, il a réorganisé son travail, il a repris ses repères, il a changé de matériel. Il voulait un autre dix-neuvième titre du Grand Chelem, il a ciblé Wimbledon.

Beaucoup l’ont critiqué, beaucoup ont dit qu’il allait tout rater et ont essayé de le convaincre de changer d’avis. Il n’a pas flanché devant la flatterie et il a remporté un huitième Wimbledon… à presque 36 ans.

C’est cette lucidité et cette tenue du cap malgré des vents contraires qui font aussi la différence.
Savoir s’évaluer, c’est avoir la froideur d’un chrono dans sa tête, c’est être clair avec soi-même sans aucune complaisance.

 

Chaque instant est perçu comme la meilleure opportunité… Chaque événement est l’occasion de démontrer nos vraies capacités.

Nous avons tous des cartes en main. Mais avec le même jeu personne ne joue de la même façon. Ces mêmes cartes selon la façon dont elles sont utilisées vont permettre d’avancer d’une façon ou d’une autre.…

C’est ainsi qu’on peut voir le même événement abattre l’un ou transcender l’autre. C’est à dire lui permettre d’aller au-delà de ce qu’il croyait être ses limites.

 

Un choix de vie

Ce choix de vie peut ouvrir de nouveaux horizons.

Champion de tennis junior mais réformé à cause d’une mal formation de la colonne vertébrale, il ne put réaliser son rêve d’intégrer le bataillon de Joinville, tremplin idéal pour pratiquer la compétition. Ce médecin zélé, mal inspiré et loin de la réalité du terrain lui a donc empêché de suivre un chemin qui lui tendait la main. Alors qu’il fut dans les trente meilleurs joueurs français avec cette colonne vertébrale.

Et pour se moquer de cette décision arbitraire il gravit quatre fois le Montblanc, le Dôme et la Barre des Ecrins à plus de 4000m. Et d’autres courses bien connues des Alpes comme le couloir sherrey. Il descendit en raft sur 250 km la rivière de l’Omo en Ethiopie, les rivières de la Gocsou et Xantie en Turquie. Il passa sa ceinture noire et donna des cours d’art martial… Gérard Marès

  Gérard Marès, parcours

  –  Sélectionné par la Fédération Française de Tennis, pour participer aux internationaux de France junior, en 1967 en compagnie de Dominguez, Proisy…
  – Champion Junior du Languedoc et vainqueur du critérium Languedoc Roussillon en 1967 (plus jamais réalisé jusqu’à présent).
  – Réformé car déclaré inapte à la marche, 1967
  – Vice-champion de France universitaire, 1973
  – Champion de France de 1ère division nationale, 1982
  – Meilleur classement -15 (il y avait alors 28 joueurs au-dessus, en 1ère série sur le plan national)

 

On peut se cacher derrière des prétextes pour se laisser abattre. Ou trouver de nouveaux moyens pour repousser ses limites personnelles qui comme le mot l’induit ne sont pas celles des autres…

En fait, un mauvais expert c’est, celui qui sait le mieux prendre le vent dominant pour en dire tout le bien qu’il en pense… Voilà pourquoi il est bon de ne pas se laisser enfermer par des idées magistrales rigides et de ne pas hésiter à les balayer au besoin.

Le prêt-à-porter ne va pas forcément à tout le monde. Car n’oublions pas que ce qui compte, ce qui fait la différence, ce n’est pas ce qui nous arrive mais la façon dont nous réagissons à ce qui nous arrive.

 

  Le cas Borg

Rappelons-nous que tous les experts tennis des années 70 qui ont vu apparaitre un jeune de 17 ans avec ses prises fermées, son revers à deux mains, son lift à droite et à gauche, ses Donnay de 450gr tendues à 36 kg, ont tous déclarés solennellement, pour ne pas dire avec dédain, qu’il ne pourrait jamais gagner à Wimbledon avec un tel jeu fondé uniquement sur le fond de court… et donc exclusif de la terre battu…

Résultat, Borg a gagné 6 fois Rolland Garros et surtout cinq fois Wimbledon à la suite. En dominant tous les joueurs dit de volée les plus réputés. Conséquence de sa réussite : plus personne ne joue avec une prise marteau… et les mêmes experts se sont appropriés cette évolution du jeu, l’ayant bien sûr prévu comme inévitable.

 

Faire le choix d’être un compétiteur, être un vrai compétiteur, ce n’est pas une garantie à cent pour cent de gagner.

C’est être sûr d’avoir fait le seul choix réaliste pour y parvenir. C’est être sûr d’avoir côtoyé et repoussé aussi loin que possible ses vraies limites, les siennes, pas celles du voisin. Et donc de n’avoir aucun regret dans ce que l’on entreprend.

alors, dans votre job, êtes-vous vraiment un compétiteur ??? Quelles motivations vous poussent à augmenter vos performances ??? Comment réussissez-vous à repousser vos propres limites pour continuer dans l’excellence ???

 

Gérard Marès